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mardi 23 avril 2013

Nous reprenons l'excellente analyse de Jean-Yves Le Gallou dans Polémia

Nous ajouterons pour notre part que le magnifique mouvement de contestation qui a mis de 1 400 000 à plus de 1 800 000 de manifestants dans la rue(selon des photos prises par hélicoptère) ramenés  de façon grotesque à 300 000  les menteurs et falsificateurs au pouvoir doit se poursuivre. Il doit le faire de façon plus globale, plus politique, en ne se limitant pas au mariage pour les homosexuels. Il ne s'agit là que d'une facette de cette entreprise de destruction de la société nationale traditionnelle et de la France.

Il faut maintenant que soit créée une nouvelle Confédération Nationale Catholique comme celle du général de Castenau d'entre les deux guerres mondiales.

Il faut que cette confédération, appuyée activement par les plus engagés des évêques dans le combat de résistance à la déconstruction de la société, s'implique dans le culturel et plus globalement dans l'ensemble du champ métapolitque (social, syndical, développement économique de proximité, actions de formation et de prospective,  etc...).

Il faut que cette confédération soutienne ceux de ses membres qui se présenteront aux échéances électorales sous l'étiquette de partis dont le programme ne comporte pas de propositions contraires au socle minimum de son propre programme ( respect de la vie, morale naturelle, respect et défense des racines chrétiennes de la France), voire, en leur absence, les candidats de ces partis qui s'engageront à défendre activement ses propres valeurs.

Jean-Claude Philipot

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Vote de la loi Taubira : extension du domaine de la lutte

Vote de la loi Taubira : extension du domaine de la lutte

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Jean-Yves Le Gallou tire les enseignements du vote de la loi Taubira.

Le vote de la loi Taubira ne sonne pas le retour à l’ordre LGBT protégé par les CRS. Il précède la poursuite, l’amplification, l’approfondissement et l’extension du domaine de la lutte. Le gouvernement va avoir du mal à faire rentrer le dentifrice dans le tube ! Chaud, chaud, le printemps sera chaud !


Poursuite du domaine de la lutte : la bataille pour le référendum, le vote pour tous

Une loi votée n’est pas une loi promulguée. Une loi promulguée peut être suspendue (comme le fut le CPE en 2006). Une loi promulguée peut être abrogée. Trois raisons pour les adversaires de la loi Taubira de maintenir la pression au moins durant tout le mois de mai, et de réclamer « le vote pour tous », le vote pour tous les Français, et non pas pour les seuls élus d’assemblées de moins en moins représentatives : rappelons que les députés socialistes qui ont voté la loi Taubira ont réuni seulement 16% des électeurs inscrits au premier tour des élections législatives de juin 2012. Pour apaiser les esprits, il faut faire les Français juges de la loi Taubira et les consulter par référendum. Laissez-nous voter !

Approfondissement du domaine de la lutte : la bataille pour remettre l’école à l’endroit, la bataille pour les familles

Le gouvernement promeut d’autres projets hostiles à la famille : mise en cause des principes fondateurs des allocations familiales, enseignement de la théorie du genre à l’école (dès la maternelle !). Depuis 30 ans les familles subissent les dérives aberrantes de l’Education nationale, dans l’enseignement public comme dans l’enseignement privé. Elles doivent relever la tête et s’opposer aux peillonneries. Les réunions de parents d’élèves et les réunions parents/profs doivent servir à faire entendre le point de vue des majorités. La France des invisibles doit cesser d’être silencieuse. Il faut aussi combattre mairie par mairie, département par département et région par région les subventions publiques accordées aux lobbies qui imposent leurs lubies.

Extension du domaine de la lutte : la contestation et l’imagination ont changé de camp

La bataille contre la loi Taubira a fait émerger de nouvelles formes d’action : veilleurs, happenings de rue, printemps français, mères en colère, apéros pour tous, mères pour la paix, Hommen, interpellations démocratiques de personnalités conformistes. Il est légitime de demander des comptes à ceux qui prétendent représenter le peuple et qui gouvernent au service des minorités, qu’elles soient sexuelles, ethniques, religieuses, sectaires, financières ou immobilières. Le temps est venu de l’opposition « au quotidien » et sur tous les grands sujets, économiques, sociaux, sociétaux, fiscaux, urbanistiques. Ce n’est pas seulement « on ne lâche rien », c’est aussi « on ne lâche sur rien ». Y compris contre les médias quand ils se comportent en organes de propagande et non pas d’information. Il n’y a aucune raison de continuer à accepter sans mot dire les bidonnages et les Bobards. La crainte doit changer de camp. L’arme fatale : le rire, la dérision, la bonne humeur.

Mai 2013, la revanche de Mai 1968 ?

Mai-68 a engendré un cycle de ruptures : ruptures morales (« Jouissons sans entraves »), rupture des identités (« Nous sommes tous des juifs allemands »), rupture des protections économiques (« Frontière=répression »). Les projets de François Hollande – dénaturation du mariage, droit de vote des étrangers, grand marché transatlantique – représentent l’aboutissement de ce cycle. La mobilisation du printemps 2013 peut en marquer la fin.
C’est une rupture idéologique : le retour du sens, le retour des traditions, le retour des enracinements, la révolte de la majorité contre la dictature des minorités. C’est aussi une rupture technologique : c’est la classe médiatique qui a imposé l’idéologie Mai-68, ce sont les médias alternatifs qui la balayent. C’est enfin une rupture générationnelle : la génération 1968 – de Valls, ministre de l’Intérieur, à Bergé, ministre du nouvel ordre moral et médiatique – est bousculée par une génération de trentenaires ardents. La lotta continua ? Non, la lutte commence ! Sempre Avanti !
Jean-Yves Le Gallou
Polémia
23/04/2013

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