samedi 12 janvier 2013

 
Le ministre PEILLON vient d'envoyer une note comminatoire, de type stalinien, aux responsables de l'enseignement privé leur enjoignant de s'abstenir de tout débat sur le "mariage homosexuel" dans les établissements scolaires conventionnés.
Le Président de la République lui-même a déclaré que la décision était irrévocable et que la loi Taubira passerait.
Pas question de consulter les Français à ce sujet, alors qu'ils sont plus de 60% à réclamer un referendum malgré la publicité des médias aux mains des représentants de la pensée obligatoire ( nous ne préconisons d'ailleurs pas cette solution car on ne peut moralement mettre aux voix une loi totalement contraire à l'ordre naturel).
 
Voici, diffusée peu après, une note du Vicaire général aux armées, protestant contre "le matraquage médiatique actuel"conduisant à "l'exécution publique de la foi chrétienne",  s'étonnant de cette "étrange conception des valeurs de la république"
qui exclut toute forme de contestation voire de dialogue:
 

Bravo, Padre! 
 

Eradication 

robert-poinard-billetLE BILLET DU VICAIRE GENERAL

"Dans l’Antiquité, lorsqu’on voulait effacer de la mémoire collective le souvenir d’un adversaire ? on martelait sur les monuments publics toutes les inscriptions le concernant. C’est ainsi que l’on connaît foule de généraux et de souverains dont les noms ont été ainsi éradiqués des stèles, pyramides, arcs de triomphe, nécropoles et autres édifices religieux ou funéraires.
Un ciseau et un burin suffisaient à la besogne. Enfin… momentanément. Car cette pratique du martèlement a-t-elle empêché l’Histoire de se souvenir de ces hommes dont les ennemis avaient voulu effacer la moindre trace ? Nullement et même au contraire : il est dans la nature de l’homme de vouloir toujours connaître ce qu’on s’efforce de lui cacher !
            De nos jours c’est le marteau-pilon médiatique qui fonctionne : quand un adversaire vous embête la méthode est simple. Il suffit, par tous les moyens – moraux et immoraux – de tenter de lui clouer le bec. Il en va ainsi actuellement de la religion chrétienne. Quand j’étais adolescent Guy Béart chantait « La vérité » dans laquelle le refrain dit : « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ». L’exécution publique de la foi chrétienne est en marche si j’en juge au matraquage médiatique actuel. Mais qu’est-ce qu’une démocratie sans opposition, sans possibilité pour la minorité de se faire entendre ? Pour avoir la paix il faudrait donc se taire, contre ses convictions, contre sa conscience. Les uns auraient tous les droits, y compris d’éradiquer toute forme de contestation, les autres n’auraient que celui de rentrer dans le rang. Etrange conception des « valeurs de la République »…
            L’interdiction de débattre est donc à l’ordre du jour. Pour l’instant on en reste encore aux grandes invectives : le marteau-pilon frappe à droite et à gauche mais son efficacité actuelle n’est pas encore si dangereuse. Jusqu’à quand ? Je suis plongé dans un livre sur la Révolution et je m’étonne de la rapidité avec laquelle on est passé des attaques verbales aux atteintes juridiques. Entre 1792 et 1793 le virage a été rapide pour qualifier les opposants politiques en délinquants et pour décréter la contestation comme un délit puis comme un crime. On connaît la suite."
ROBERT POINARD



L'AMCS organise un déplacement pour participer à la manifestation contre le projet relatif au mariage d'homosexuel.
Elle le fait dans le cadre de l'organisation logistique mise en place par Civitas, et à travers un discours qui est clair et refuse le projet de loi sans courbettes au lobby homosexuel comme le fait Frigide Barjot, pour ne pas dire sans clins d'oeuil de soutien de sa part ( invitation à applaudir les "kissing" d'homos qui seraient sur le passage de la manif, char avec des  homosexuels annoncé, puis démenti devant la protestation de membres du collectif de La manif pour tous, puis à nouveau annoncé, etc...).

 Départ de Reims le 13 janvier à 11h00 du parking Carrefour de Tinqueux (intersection A4 et route de Soissons).  20 € aller-retour ( 10€ pour les étudiants).
 Renseignements JC Philipot ( 0634984928.
On retiendra une immense question: comment  les associations catholiques, représentant en nombre d'adhérents  la quasi totalité de ceux qui vont manifester avec elle, ont-elles pu accepter que Frigide Barjot, à la tête de la coquille vide du «Collectif pour l'humanité durable », qui en 2007 "célébrait" en boite de nuit  un mariage d'homos avec ses amis socialistes ( ce dont elle ne se repent pas aujourd'hui), s'instaure leur porte parole, soit celle qui donne les éléments de langage? Probablement par le jeu des médias du système qui l'on placée comme représentante de l'opposition à ce projet de loi, avec impossibilité pour les responsables des grandes associations  catholiques ou composées  très majoritairement de catholiques  (AFC, Vita...) d'être sur les plateaux de télévisions ou les grands studios de radio. Il en va ainsi dans notre pseudo démocratie qui n'est qu'un régime totalitaire à pensée unique où Franc-maçonnerie, finance internationale, mouvements de pensée très fermés dont on est membre  par stricte cooptation, qu'il s'agisse de mouvements transnationaux mondialistes, liés à Washington (Groupe Bilderberg, Commission trilatérale) ou propres à la France (Le Siècle,...), fréquentés par les principaux responsables des grands partis de  gauche ou de  "droite" au pouvoir depuis 1945 font l'opinion par le monopole sur les grands médias télévisuels, radios et écrits, et les élus....

dimanche 30 décembre 2012

confessionnaliser et politiser son discours

Il est bien temps pour les catholiques de confessionnaliser et de  politiser leur discours. N'en déplaise à la volonté de construire un monde ne faisant pas politiquement référence à Dieu et aux racines chrétienne des nations initiée par Vatican II...

Il n'y aurait que les musulmans, les juifs, les laïcards  Francs-maçons qui auraient le droit de le faire? Sortons de cette enfermement, et en attendant réjouissons nous avec les mots  souvent forts bons de Gilbert Collard. Ce  n'est pas un militant catholique, mais saluons en lui un des très rares hommes politiques libres  qui ose dire ce qu'il pense et s'efforce de défendre pour le mieux notre pays.

Merci pour ce que vous faîtes, Monsieur le député.


mon image


C’est un Combes !
" Du bas de ses trois pommes de deux pour cent aux élections Cécile Duflot se prend pour le Petit Père Combes. Elle cherche à jeter, par un effet d’annonce, le discrédit sur l’Eglise de France. Au passage elle insulte la mémoire de l’abbé Pierre et de soeur Emmanuelle qui, dans l’Eglise, ont fait pour les pauvres plus qu elle ne fera jamais avec son culot médiatique d écolo bobo bien au chaud.
Comme si l’église avait attendu la menace de réquisition pour organiser l’accueil des sans abris. Madame Peppone est comique dans sa tentative indigne de salir les bonnes volontés discrètes qui dans le cadre « d’hiver solidaire », du « Corref », de « l’association des cités du secours catholique » oeuvrent pour héberger les sans-abris. Les catholiques en ont ras-le-bol de ces vieilleries du bigotisme d’extrême gauche qui accepte que la CGT possède des châteaux inoccupés sans dire un mot et s’acharne exclusivement sur l’Eglise dont le fondateur fut le premier sans logis de l’Histoire. Ce ministre de la discorde religieuse devrait être délogé de son ministère et aller coucher sous les ponts de la partisanerie imbécile.
Il serait temps que les catholiques de France se réveillent, notamment dans leur hiérarchie peureuse, pour que cessent les attaques idéologiques. Ce coup bas est l’une des armes utilisées par la propagande verte dans le débat tronqué sur le mariage gay auquel l’église s’oppose lucidement. Cela s’appelle l’argument ad hominem. On cherche par tous les moyens à discréditer l’adversaire pour réduire la portée morale de son message. Madame Peppone a raté son coup.
Si Hollande était un vrai président, il devrait lui sonner les cloches et l’envoyer crécher ailleurs par respect pour tous les catholiques insultés.
Si Paris ne vaut plus une messe, la concorde vaut bien un ministre. A la rue, Duflot !" 

Gilbert Collard




dimanche 23 décembre 2012

13 janvier 2013, l'AMCS invite à se rendre  A Paris:

Pour la famille, contre l'ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuels, contre la procréation médicalement assistée qu'ils revendiquent...

Sans compromis, courbettes devant les lobbies homos:
- sans char homosexuel  comme annoncé pour "la Manif  pour tous"  du collectif dirigé par Frigide Barjot ( elle ne devrait d'ailleurs pas mettre pas en exécution cette annonce au regard des protestations de catholiques ayant prévu d'aller à sa manifestation);
- sans invitation à applaudir les  éventuels homos qui s'embrasseraient sur le parcours en signe de protestation à la "Manif pour tous" ( contrairement à ce qu'a déjà fait la-même Frigide Barjot le 17 novembre);
- sans propos extravagants, digne des lobbies homos ( manifestation "pour une homo-éducation" d'une Barjot d'abord "contre l'homophobie...pour l'amour homosexuel" -  Canal +,  "Le grand journal", le 20 décembre, etc...).

A une manifestation organisée par des catholiques, avec un langage clair, non vicié; celui du catéchisme de l'Eglise catholique préfacé par Jean-Paul II ( pour lequel  « les actes d’homosexualité, intrinsèquement désordonnés » § 2357), mais ouverte aussi à ceux qui ne le sont pas.

Pour diverses raisons, le point de rendez-vous a changé: le parcours prévisionnel part des Tuileries et va jusqu'à l'Ecole militaire.

Communiqué d'Alain Escada en date du 22 octobre 2012

 
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"Pas un jour ne passe sans que la propagande gouvernementale ne cherche à développer sa vision effrayante d'un "meilleur des mondes". Théorie du gender, "mariage" homosexuel et réthorique transgenre font bon ménage au catalogue des folies préparées par un parti socialiste bien éloigné des préoccupations des ouvriers. Pour le choix de vos cadeaux de Noël destinés aux enfants, avez-vous suivi les conseils de Madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes et porte-parole du gouvernement, qui souhaite des jouets asexués ? Il y a quelques jours, elle visitait, accompagnée de journalistes, un hypermarché Super U dont elle salue le dépliant publicitaire dans lequel on voit des petits garçons jouer à la poupée et des fillettes se précipiter sur les voitures miniatures. C'est qu'il faut préparer dès le plus jeune âge la confusion des esprits ! Quant aux revendications  de PMA (procréation médicalement assistée) et de GPA (gestation pour autrui), elles apparaissent désormais comme le supplément inévitable au projet de loi sur le mariage et l'adoption.
Sans hésitation, je rappelle donc toute l'importance de nous mobiliser le 13 janvier prochain. Mais pas n'importe quelle mobilisation, pas une mobilisation qui nous fasse honte. Je sais que certains s'imaginent que nos inquiétudes vis-à-vis de Mme Barjot et du détournement de la manifestation qu'elle entend présider seraient réglées parce qu'il n'y aurait plus de char homosexuel (si l'on en croit son comparse Xavier Bongibault sur Facebook). Cependant, non le problème n'est pas réglé pour autant. Il ne s'agit là que de la pointe de l'iceberg.
Chaque passage de Mme Barjot dans les médias confirme ses étranges connivences avec le lobby homosexuel à l'origine du projet de loi qu'elle prétend combattre !
Sur Canal + ("Le grand journal"), 20 décembre :
Question du journaliste : Vous êtes contre le mariage pour tous. Pourquoi ?
Réponse de Mme Barjot : "D'abord, je suis contre l'homophobie, je suis pour l'amour homosexuel,..." Cela situe bien les priorités de celle qui cherche à s'accaparer le mouvement de résistance populaire que l'on constate partout en France.
La ministre Najat Belkacem parle ensuite de Civitas. Réponse de Mme Barjot : "Je vous dit fermement que CIVITAS ne sera pas dans ou à côté de notre cortège du 13 janvier 2013. Je m'y engage. Nous sommes en négociation avec la préfecture de police. Nous avons demandé à ce qu'ils soient de l'autre côté de la Seine. Ils seront rive droite, où ils veulent mais pas chez nous."
Toujours dans la même émission, Mme Najat Belkacem revient sur l'homophobie. Réplique de Mme Barjot : "Vous savez très bien. On me voit la jambe en l'air au Banana tout le temps..." Pour décoder cette élégante réplique, il faut savoir que le Banana Café est le bar "gay branché" de Paris. A chaque conférence de presse de la "manif pour tous", Mme Barjot porte la veste du Banana Café sur le dos.

Quant à la question des chars à la manifestation cornaquée par Mme Barjot, le site du journal "Le Monde", dans un article rédigé ce vendredi 21 décembre, parle de la présence annoncée de "plusieurs chars festifs"

Soyons clairs  :
1) Les gens ne viennent pas à Paris le 13 janvier prochain dans l'intention de faire la fête, avec ou sans char gay, mais pour protester contre un projet de loi qui vise à dénaturer le mariage et la parenté et à défigurer le concept de famille.
2) Les gens viennent pour réclamer le retrait de ce projet de loi nocif, pas pour demander un "pacs+", pas pour demander une "homo-éducation" (ce qui est bien plus grave que la question du char gay), pas pour défiler contre l'homophobie et proclamer qu'ils sont "pour l'amour homosexuel"...

Catholiques pour la Famille, rassemblons-nous le 13 janvier prochain !
Je termine en précisant que nous avons déclaré à la préfecture de Paris une manifestation partant à 13h du Jardin du Luxembourg pour se diriger vers l'Ecole Militaire où nous avons l'intention de terminer exactement comme le 18 novembre, en catholiques, conscients que cette bataille ne se gagnera pas en dansant mais par le recours à la grâce surnaturelle. De son côté, Mme Barjot avait annoncé pour le 13 janvier 2012 trois points de départ différents. Nous en annonçons donc un quatrième (totalement libéré de Mme Barjot et de ses errements) sous l'intitulé "Catholiques pour la Famille" même si ce défilé n’est nullement exclusivement réservé aux catholiques et attirera sans nul doute beaucoup de Français de bon sens. Simplement, ici on ne cherchera pas à faire illusion, on ne fera pas mystère de sa foi, on ne tiendra pas de discours équivoque, on réclamera avec détermination le retrait immédiat du projet de loi visant à dénaturer le mariage et la parenté sans céder le moindre de nos principes en offrande au « politiquement correct ».  
A quelques heures de Noël, ce moment intense durant lequel nous célébrons la naissance de l'enfant Jésus, divin fils, ayons l'humilité de méditer ces paroles de Saint Pie X : "Si la génération actuelle a toutes les incertitudes et toutes les hésitations de l'homme qui marche à tâtons, c'est le signe évident qu'elle ne tient plus compte de la parole de Dieu, flambeau qui guide nos pas et lumière qui éclaire nos sentiers".
Au nom de toute l'équipe de CIVITAS, je vous souhaite une Sainte Fête de Noël !"

Alain Escada, président de CIVITAS

jeudi 20 décembre 2012

 Communiqué d'Alain Escada, Président de Civitas

 

Catholiques pour la Famille, retrouvons-nous le 13 janvier

18nov-manif1.jpg"Dimanche 16 décembre, malgré les appels conjoints du parti socialiste, des écologistes, de toutes les extrêmes gauches, des syndicats et de tout ce que le lobby homosexuel compte d’associations subventionnées, la manifestation nationale en faveur du « mariage » homosexuel n’a pas été très impressionnante mais a reçu le meilleur accueil des médias.
Pierre Bergé, richissime magnat de la mode mais aussi de la presse, par ailleurs  généreux financier à la fois du PS et du lobby homosexuel, était au rendez-vous. Interrogé par des journalistes à propos des revendications de PMA (procréation médicalement assistée) et de GPA (gestation pour autrui), il s’est illustré par cette saillie révélatrice : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ?». Des propos qui répugnent et font frémir, promettant l’émergence d’une nouvelle forme d’esclavage au sein d’un monde déshumanisé. Des propos qui, prononcés dans la bouche d’un homme influent, confirment toute la nécessité de redoubler d’efforts pour faire échec à un projet de loi funeste, véritable boîte de Pandore ouvrant la voie à bien des horreurs.
Impossible, dès lors, de ne pas revenir sur les mobilisations du 13 janvier prochain. J’utilise volontairement le pluriel parce que ces mobilisations seront bien de deux types.
La première, sous la tutelle de « Frigide Barjot » et de Xavier Bongibault, entretient une confusion des messages au profit d’une attitude « gay friendly » désormais soulignée par plusieurs organes de presse. En annonçant le 13 décembre dernier sur RMC qu’un char homo participerait à la manifestation du 13 janvier et en invitant tout le monde à venir y danser avec ses amis homos, Mme Barjot a choqué beaucoup de Français se préparant à rejoindre cette manifestation. Ses mots ont-ils dépassé sa pensée, comme nous l’écrivent certains membres de son entourage ? Pas le moins du monde et il suffit pour s’en convaincre de s’intéresser à ses autres déclarations ou écrits en faveur d’un « PACS+ » ou d’une « homo-éducation ».
Cette atmosphère est-elle secondaire ? Non, car elle renvoie à l’homme de la rue qui observe ce défilé un message contradictoire. Déjà, le 17 novembre dernier, un journaliste d’une équipe de télévision peu soupçonnable d’être un « catho coincé » m’avait spontanément dit que l’arrivée du char de danseurs lui avait fait penser à une gay pride.
Ne faut-il pas néanmoins faire abstraction de cette déviance dans le seul souci de servir l’objectif commun ? Non, on ne peut, sous l’apparence d’un bien, faire avancer la cause du mal. Les malheureux marcheurs qui se joindront à Mme Barjot cautionneront involontairement toutes les iniquités des organisateurs de cette manifestation. Les messages latéraux de cette manifestation agiront comme une pernicieuse et déplorable propagande qui contamine les esprits tel un lent poison. Quel parent peut amener là ses enfants, quel prêtre peut conduire là ses paroissiens, sans s’inquiéter de la façon dont il devra expliquer pourquoi Mme Barjot fait applaudir des duos homosexuels qui s’embrassent ?
Catholiques pour la Famille, rassemblons-nous !
La seconde mobilisation qui vous est proposée ce 13 janvier pourrait être considérée comme le rassemblement des Catholiques pour la Famille (ce qui devrait être un pléonasme) même si elle n’est nullement exclusivement réservée aux catholiques et attirera sans nul doute beaucoup de Français de bon sens. Simplement, ici on ne cherchera pas à faire illusion, on ne fera pas mystère de sa foi, on ne tiendra pas de discours équivoque, on réclamera avec détermination le retrait immédiat du projet de loi visant à dénaturer le mariage et la parenté sans céder le moindre de nos principes en offrande au « politiquement correct ».
Nous n’allons pas descendre dans la rue pour faire la fête mais pour protester. Bien loin de danser pour saluer la loi que l’on prétend combattre, nous la dénonçons comme une calamité et nous prions Dieu de nous en préserver.
N’est-ce pas affaiblir la mobilisation ? Non, ce qui affaiblit l’efficacité de la formidable mobilisation populaire qui se prépare, c’est d’en détourner frauduleusement le message par un habile double langage. Si nous laissions libre cours à cette manipulation, non seulement cela équivaudrait à coopérer indirectement au mal mais cela amènerait beaucoup d’esprits lucides à rester chez eux le 13 janvier prochain. Au contraire, nous offrons une alternative qui ne fera que renforcer la présence massive des opposants à ce projet de loi dans les rues de Paris ce 13 janvier prochain. Solidaires des autres manifestants du jour, nous serons par contre désolidarisés et distants de Mme Barjot et de ses comparses.
A tous les Catholiques pour la Famille, ainsi qu’à tous les Français de bon sens, nous fixons rendez-vous le 13 janvier à 13h place Pinel (métro Nationale).
A toutes fins utiles, je terminerai par cette citation de Pie IX : « L’athéisme dans les lois, l’indifférence en matière de religion et les maximes pernicieuses (…) sont véritablement la cause de la ruine des Etats »."
Alain Escada, président de CIVITAS
Excellentes explications  de Jean-Pierre Maugendre, Président de Renaissance Catholique sur la manifestation du 13 janvier du nom de "Manif pour tous", ou les raisons de manifester autrement le même jour, avec un message qui n'emprunte pas une partie de ses mots ( porteurs de signifiants fabriqués par ceux qui subvertissent notre société) et de son message à nos adversaires.


La manif pour tous

13 janvier 2013 (suite) : peut-on bâtir sur la tromperie  ?

Le 13 janvier 2013 à Paris


L’opposition à la légalisation du mariage homosexuel s’amplifie prenant des formes diverses (Collectif des maires pour l’enfance, Entente parlementaire pour la famille, pétitions, …) pendant que la manifestation du 16 décembre dernier, organisée par les activistes de la LGBT, a réuni bien moins de manifestants que les manifestations des 17, 18 novembre et 8 décembre 2012. Signe des temps qui ne trompe pas : même Jean-François Copé, président contesté de l’UMP, dont les convictions semblent se réduire à anticiper les vents dominants, a appelé à manifester le 13 janvier prochain. Si nous savons qu’ici bas, le bien et le mal sont toujours inextricablement mêlés, comme le bon grain et l’ivraie, et que la politique est l’art du possible, les difficultés que nous évoquions dans notre précédente chronique, « Que faites-vous le 13 janvier 2013 ? », à propos de La manif pour tous, n’en persistent pas moins. On peut même dire qu’elles s’amplifient.

Un seul objectif : le retrait du projet de loi dénaturant le mariage.

L’objectif unique de cette manifestation devait être, à l’origine, d’exiger le retrait du projet de loi souhaitant légaliser le mariage pour les duos homosexuels, en leur accordant la possibilité d’adopter des enfants. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Le champ des revendications des organisateurs de La manif pour tous, en effet, s’est notablement élargi. Il s’agit désormais de manifester « contre l’homophobie  », de refuser la « PMA pour tous  » ce qui revient, en bon français, à l’accepter pour certains et surtout de soutenir « l’homo-éducation des familles homosexuelles  » en promouvant un « PACS +  ».
Or si l’on admet qu’il peut y avoir des « familles homosexuelles » pratiquant une « homo-éducation » légitime, si l’on demande même que la loi soit aménagée pour en faciliter l’exercice, pourquoi refuser le « mariage pour tous  » ?
Concernant l’homophobie nous avons là un exemple chimiquement pur de piège sémantique. Une phobie c’est, à l’origine, une crainte (claustrophobie, agoraphobie) qui, dans un sens courant, est devenue une hostilité, une haine (xénophobie). Quant à la racine « homo », elle signifie identique comme dans homogène ou homonyme. L’homophobie c’est donc, étymologiquement, la peur ou la haine de ce qui est identique. Concrètement, le bon peuple comprend la haine des homosexuels, ce qui est l’objectif poursuivi. En effet, il existe deux réalités distinctes : d’une part, les homosexuels envers qui l’Église (cf. Catéchisme de l’Église catholique, § 2358) demande de faire preuve de « respect, compassion et délicatesse  » et d’autre part « les actes d’homosexualité, intrinsèquement désordonnés  » (§ 2357). En réussissant à imposer son vocabulaire, l’ennemi est assuré de la victoire car toute réserve ou critique de l’homosexualité est présentée comme une attaque contre les homosexuels. Voilà du travail de professionnel !
Sur la forme, il est en outre de plus en plus clair que les catholiques et leurs évêques sont les bienvenus, qu’ils constituent d’ailleurs l’immense majorité des troupes, mais qu’on leur demande d’être discrets, très discrets… De nombreux témoignages convergent sur la volonté des organisateurs de cacher les soutanes, de dissimuler les cols romains, de subtiliser les drapeaux français frappés du Sacré-Cœur mais, dans le même temps, de laisser flotter les drapeaux arcs-en-ciel de la fierté homosexuelle et de religieusement respecter les femmes voilées.
Un char d’homosexuels est même prévu le 13 janvier 2013, ce qui permettra à Frigide Barjot de renouer avec l’ambiance de la Gay Pride à laquelle elle a participé de nombreuses années durant sur le char du Banana Café, selon ses déclarations sur Radio Notre-Dame le 19 novembre dernier (nous mettrons sur le compte d’un réveil difficile son affirmation, dans la même émission, selon laquelle elle aurait participé à la première Gay Pride à New York en 1969, à l’âge de 7 ans ! Voilà une militante précoce !).

Habileté, ambiguïté ou déloyauté ?

On peut bien entendu considérer qu’il y a là une habileté bienvenue et que la même Frigide Barjot a su, par là, percer le mur du silence, sortir notre revendication de son image ringarde et moisie, éviter de prêter le flanc aux caricatures médiatiques. La question est de savoir à quel prix. Ce prix peut-il être celui de la vérité sur ce que nous voulons et sur ce que nous sommes ?
Que la proclamation de toute la vérité ne soit pas possible à tout instant, peut-être. Le Christ lui-même ne dit-il pas à ses apôtres : « J’ai encore bien des choses à vous dire mais vous n’êtes pas maintenant en état de les porter  » (Jn XVI, 12). Ne demande-t-Il pas aux fils de la lumière d’être aussi habiles que ceux des ténèbres ?
Cependant entre ne pas dire toute la vérité et tenir des propos erronés, il y a plus qu’une nuance ! Dans Evangelium vitæ (§ 73), Jean-Paul II ne légitime, à propos de l’avortement, le soutien à des législations imparfaites que dans la mesure où il s’agit « de limiter les préjudices (…) et les effets négatifs d’une telle loi » sans cependant que ne puisse être remise en cause « l’opposition manifeste absolue  » des intervenants à des positions réprouvées par l’Église.
La tolérance, relative, dont bénéficie Frigide Barjot de la part des médias, justifie-t-elle notre ralliement au PACS et à la lutte contre l’homophobie ? Ce ne sont que des mots diront certains. Certes mais les mots ont un sens et un poids. N’est-ce pas Henri Lorin, confident et ami du pape Léon XIII qui déclara, une fois que le pape eut accepté de légitimer le mot de « démocratie-chrétienne  » dans un sens non politique : « Rome a avalé le mot, elle avalera bien la chose. » La suite a prouvé la pertinence de cette prophétie. Ne revient-il pas aux évêques qui soutiennent « La manif pour tous » de faire les mises au point nécessaires ? Elles libéreraient les catholiques du sentiment de s’être laissé entraîner dans un piège qui, sous prétexte de lutter contre la dernière en date des avancées de la culture de mort, revient à leur faire avaliser les précédentes comme d’heureux acquis.
La Vérité nous rendra libres.
Jean-Pierre Maugendre

mardi 18 décembre 2012


S'opposer au projet de loi contre l'ouverture du mariage aux homosexuels ne peut passer pour un catholique par la banalisation et l'approbation des pratiques homosexuelles pour répondre au diktat du politiquement correct et de la pensée unique obligatoire. Les choix de Mme Frigide Barjot pour la manifestation organisée par son comité sont inacceptables ( char avec des homosexuel, propos les plus saugrenus d'applaudir des homosexuels s'embrassant, de se dévêtir face à une éventuelle action des femen...).

 Les catholiques conséquents participeront à d'autres actions, notamment à la manifestation organisée par Civitas (logistique générale de la manifestation), Renaissance Catholique, Laissez-les-Vivre et d'autres associations amis qui indiquent qu'elles vont nous rejoindre au regard de la situation présente.





Nous reprenons ici le communiqué de presse du district de la Fraternité St Pie X et  vous indiquons qu'un car sera organisé au départ de Reims le 13 janvier matin pour permettre à ceux qui le désirent de rejoindre la manifestation non marquée par les courbettes envoyées aux lobbies homos, manifestation où les catholiques défileront en catholiques, mais qui n'est en rien réservée à eux, chaque mouvement pouvant venir avec ses proposes bannières sous réserve que les slogans qu'ils portent soient en adéquation directe avec l'objet même de la manifestation ( rejet du projet de loi de mariage homosexuel, d'adoption des enfants par des homosexuels et par ailleurs de procréation médicalement assistée à leur profit).


Des informations pratiques sur le départ de Reims seront données sous une dizaine de jours.

Prenez déjà  contact avec moi:
Jean-Claude Philipot
( tel : 06 34 98 49 28;  am.christianisme.et.societe@gmail.com)


Communiqué du District de France de la FSSPX
du mardi 18 décembre 2012
Entretien avec l'abbé de Cacqueray
à propos de la la manifestation du 13 janvier 2013

1 - Encouragez-vous les catholiques à se rendre à la manifestation organisée par madame Barjot le 13 janvier 2013 contre le projet du mariage homosexuel,?
Non. Je le leur déconseille vraiment. S’ils y vont, je pense qu’ils en reviendront ulcérés s’ils ne le sont pas déjà par les propos indignes que ne cesse de proférer cette personne. Je me trouve en profond désaccord avec l’esprit que le comité organisateur de cette manifestation veut lui insuffler. Toutes les concessions, toute l’obscénité, toute la vulgarité, toutes les compromissions semblent permises pour faire du nombre à tout prix.
Je ne critique pas les organisateurs de cette manifestation de rechercher le nombre. Mais tous les moyens ne sont pas permis pour autant.
La présence d’un char gay dans la manifestation sur lequel les manifestants sont invités à venir danser est une infamie. Comment est-il possible que le péché contre nature, l’un des quatre qui crie vengeance contre la face de Dieu, puisse être fêté et célébré dans un défilé organisé par des catholiques ? Comment un chrétien ou tout homme à qui il reste un peu de morale naturelle ou de bon sens pourrait-il supporter de voir le vice applaudi ? Il n’en a  pas fallu autant pour que le feu du ciel tombe sur Sodome et Gomorrhe.
Je rappelle par ailleurs que tous les pèlerinages, processions et manifestations catholiques sont normalement  autorisés en tant que tels dans notre pays. Or, en cette circonstance, ce ne sont donc pas les pouvoirs publics mais les organisateurs eux-mêmes de cette manifestation qui s’auto-censurent et interdisent toute prière et tout symbole catholique. Les catholiques se bâillonnent eux-mêmes : nous facilitons vraiment le jeu de nos ennemis.
Rien ne peut être bâti en dehors de Notre Seigneur Jésus-Christ. S’Il est mis de côté au début d’une entreprise, cette entreprise est vouée à l’échec. Cette manifestation, si elle attire une foule gigantesque, n’en sera pas moins une gigantesque forfaiture pour avoir d’abord banni Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour l’avoir ensuite remplacé par Satan en hissant la pédérastie sur le pavois.


2 - Mais si vous n'invitez pas à venir manifester le 13 janvier dans la manifestation de madame B., que proposez-vous d'autre ?
J’invite à une nuit de prières qui aura lieu dans tous nos prieurés dans la nuit du vendredi  4 au samedi 5 janvier ou dans la nuit du 5 au 6 janvier. Cette nuit de prières et de pénitence sera faite pour supplier le Bon Dieu, par l’intercession de la très sainte Vierge Marie, d’épargner cette vomissure supplémentaire à notre pays. Que l’on se mobilise nombreux dans chaque prieuré pour participer à ces nuits de prières.
Par ailleurs, il me semble que des associations catholiques (ou d’autres associations) de plus en plus nombreuses, déjà dégoûtées de la tournure qu’est en train prendre cette manifestation, sont en train d’organiser, ce même 13 janvier, un défilé qui exprimera publiquement la foi catholique. Beaucoup de catholiques et d’hommes de bonne volonté vont le rejoindre. Je ne vois pas des évêques ou des prêtres qui ont désormais annoncé leur venue à Paris, le 13 janvier, se fourvoyer dans une manifestation qui est en train de dégringoler si bas dans la démagogie et dans la boue du péché.


3 - Vous ne craignez pas que cette division nuise au combat global contre le projet de loi ?
Je reconnais qu’il aurait été bien mieux, évidemment, que cette manifestation déjà prévue ne rougisse pas de porter haut et clair la défense de la loi naturelle et la proclamation de l’Evangile. Mais, puisque l’impossibilité morale pour un catholique de se joindre à cette manifestation apparaît nettement, mieux vaut alors qu’un autre rassemblement soit organisé qui permettra et des prières de réparation dans la rue et des admonestations  aux autorités politiques de devoir retirer leur projet. 
D’ailleurs, puisque le nombre semble tenir tant d’importance dans les esprits, il est évident que l’existence de deux manifestations fera venir plus de monde que s’il n’y en avait eu qu’une  seule, comme elle se prépare ! Grâce à Dieu, je pense qu’il y a encore bien des français qui ne sont pas prêts à admettre le grand n’importe quoi. Je connais des catholiques, écoeurés par le projet Barjot, qui étaient sur le point d’annuler les cars qu’ils avaient organisés pour Paris mais qui reprennent espoir à cause de cette manifestation séparée. Les médias additionneront les chiffres des deux manifestations et il sera plus grand que s’il y en avait eu une seule !


4 - Etes-vous très opposé à  madame Barjot ?
Je n’ai rien contre madame B. (je ne la connais pas) comme je n’ai rien contre les personnes qui l’entourent et seront présentes à ses côtés le 13 janvier. Je sais simplement que l’homosexualité est un péché grave et que c’est mon devoir de prêtre catholique de devoir le rappeler. Je pense que madame B. lèse gravement les catholiques en banalisant ce péché et en le faisant applaudir et que son rassemblement n’est certainement pas inspiré par Dieu. Elle fait (consciemment ou inconsciemment, je ne le sais pas) le jeu de la révolution en adultérant la réaction qui aurait pu avoir lieu, et qui pourrait encore avoir lieu - nous prions pour cela -si elle amende radicalement son projet. En attendant, c’est faire œuvre de salut public de mettre un terme à la barjotisation des catholiques.


5 - Un dernier mot ?
Oui, l’anniversaire de l’Apparition de la très sainte Vierge Marie à Pontmain est le 17 janvier. Je voudrais rappeler la magnifique phrase qui s’inscrivit dans le ciel sous l’apparition de Notre-Dame, le 17 janvier 1871 : « Mais priez mes enfants. Mon Fils se laisse toucher. » Trois jours plus tard, les troupes prussiennes commençaient mystérieusement à se replier. Nous devons croire à la force de la prière pour demander à la très sainte Vierge Marie une victoire que nous n’obtiendrons pas sans Elle.  
Abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du District de France de la Fraternité Saint-Pie X

Entretien recueilli par La Porte Latine le mardi 18 décembre 2012.